Hermann-Josef Kuhna fait partie depuis des années des personnalités
d’artistes s’intéressant principalement à l’impression des couleurs. Depuis
1972, il est professeur à l’institut d’Educateurs d’Art de l’Académie
nationale des beaux arts de Münster où il devient en 1979 professeur
attitré. Lors de mes rencontres avec Hermann-Josef Kuhna, je fus à chaque fois fascinée de sa vitalité. Il est un artiste
très actif, travaillant en permanence, vivant sa joie dans l’expérience avec
l’art du Pointillisme, l’art structural. C’est avec une grande discipline que
Kuhna pose des tâches de couleurs sur des toiles colorées et réussit ainsi
par la concentration de la couleur à diriger l’œil du récepteur vers des
mouvements structurés. Ces phénomènes de couleurs nous sont déjà connus. Pensez donc à Monet, Seurat ou bien Signac qui uniquement par
des tâches ont réussi à nous offrir de merveilleux tableaux de paysage ou
bien de nature morte. Cependant Kuhna, avec sa peinture structurale
contemporaine, fait un pas en avant très important. Un pas vers
l’extrême, jusqu’à la frontière de la forme visible. Où peut-on tracer la
ligne entre des sons colorés et l’ornementation? entre la forme
reconnaissante et la dispension en points isolés? Où cerner la frontière
entre peinture «all-over» et l’arabesque ornementale? Les œuvres de
Kuhna dévoilent ces frontières, sans vouloir les définir. Elles deviennent
une éducation visuelle pour l’observateur qui aussi déterminera ces
frontières individuellement. La peinture structurelle de Kuhna est qualifiée
par un haut degré d’abstraction et demande en même temps de s’y
intégrer. Il faut se sentir «UN» avec la couleur pour la sentir en soi. C’est à ce moment alors qu’il sera possible de sentir sa plénitude. Ceci compte
autant pour Kuhna que pour nous, les récepteurs de ses œuvres.
Dr. Claudia Schaefer
Directrice cubus kunsthalle
Duisburg